Ces bactéries qui survivent dans l’Espace (avenir)

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Ces bactéries qui survivent dans l’Espace

1-Dans le cadre de l’expérience ExHAM (Exposed Experiment Handrail Attachment Mechanism) qui a débuté en 2015, des colonies de D. radiodurans ont été placées dans des containers spéciaux à l’extérieur de l’avant-poste orbital, sur les panneaux solaires. Le but de l’expérience : évaluer leur capacité à survivre dans le vide spatial en étant exposées aux rayons cosmiques. Plusieurs échantillons de différentes épaisseurs ont été déposés sur les panneaux solaires pour une durée d’une, de deux ou de trois années. L’expérience a pris fin en 2018 et les résultats sont désormais publiés dans la revue Frontiers in Microbiology.

 

2-Les résultats confirment la haute résistance de la bactérie : après trois ans, les chercheurs ont découvert que tous les agrégats supérieurs à 0,5 mm ont partiellement survécu aux conditions spatiales. Les observations suggèrent que si les bactéries à la surface de l’agrégat sont mortes, elles ont formé une couche protectrice pour les bactéries situées en dessous, assurant ainsi la survie de la colonie. En utilisant les données de survie des différentes colonies, les chercheurs ont estimé qu’une pastille plus épaisse que 0,5 mm aurait pu survivre entre 15 et 45 ans sur l’ISS !

3-Autre conclusion de l’étude : une colonie de 1 mm de diamètre pourrait potentiellement survivre jusqu’à 8 ans dans des conditions similaires à celles d’un trajet spatial. Soit largement le temps d’effectuer un voyage vers la planète Mars, aller et retour. Un avertissement pour les concepteurs des missions, dont l’un des objectifs principaux est d’éviter toute contamination de l’astre visité par des microbes terrestres.

4-Cependant rien ne prouve que des bactéries pourraient effectivement être transférées sur Mars ou sur la Lune via un vaisseau ou une sonde : il faudrait qu’elles puissent survivre à des étapes comme la sortie de l’atmosphère terrestre et au freinage et à l’atterrissage sur un autre astre. En revanche, une autre équipe a déjà prouvé, il y a quelques années, que de l’ADN nu, déposé à la surface d’une fusée, pouvait survivre à un lancement et à une rentrée atmosphérique.

 

5-Des expériences précédentes avaient montré que des bactéries pouvaient résister au vide et aux radiations enfouies dans une météorite ou une comète mais cette étude est la première à démontrer qu’elles peuvent survivre sous forme d’agrégats sans le secours d’un abri de pierre.

 

Le commentaire de benjamin

La bactérie Deinococcus radiodurans est une warrior :

Non seulement elle survit dans l’espace.

Mais en plus, elle pourrait carrément contaminer Mars.

Et encore en plus, elle est un argument fort pour expliquer que la vie sur Terre aurait pu très bien être disséminé.

A l’instar de tout l’univers ???

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