La société française a tourné la page du tout nucléaire.

La société française a tourné la page du tout nucléaire.

1-La fermeture de Fessenheim marque un changement d’époque dans la relation que notre pays entretient avec le nucléaire. 

Pendant des décennies, il est resté ce totem érigé pendant les Trente Glorieuses : «pilier» de la politique énergétique, symbole de la grandeur nationale et du service public, synonyme – à tort ou à raison – d’une électricité bon marché et abondante pour tous. Ce modèle a désormais vécu.

2-Cela s’explique d’abord par la crise dans laquelle s’est enfermée la filière à force de ne pas tenir ses promesses. 

Les déboires du chantier de l’EPR de Flamanville en sont l’illustration la plus criante : lancé en 2007 avec un coût projeté à 3 milliards d’euros et une mise en service promise en 2012, il atteint désormais 19 milliards selon la Cour des comptes, et ne sera pas livré avant 2022. Par ailleurs, EDF fait face au vieillissement massif de son parc de 56 réacteurs, dont l’essentiel a été mis en service en moins de dix ans il y a maintenant plus de quatre décennies. Avec une perspective financièrement insurmontable : la bascule brutale de cet actif, générateur de recettes, en passif, avec toutes les dépenses associées à la gestion des matières et déchets qui s’accumulent et au démantèlement.

3-Au vu du retour d’expérience international, celui-ci pourrait coûter 60 milliards d’euros, alors qu’EDF, déjà lourdement endettée, n’a provisionné au mieux qu’un tiers de cette somme. 

L’Etat gagne du temps en soutenant la stratégie de prolongation de la durée de vie des réacteurs, pourtant très incertaine techniquement, industriellement et économiquement. Il se prépare néanmoins à endosser ce passif : c’est le projet Hercule, qui vise à renationaliser le nucléaire tout en privatisant les activités rentables d’EDF dans les énergies renouvelables et le réseau électrique.

4-Les nouveaux projets photovoltaïques ou éoliens s’approchent de 50 euros le mégawattheure quand les nouveaux EPR qu’EDF rêve encore de construire, même s’ils gagnaient 30% par rapport à Flamanville, ne produiraient pas à moins de 90 euros le mégawattheure. 

Même en comptant les coûts d’adaptation du réseau, la perspective d’un système fondé très majoritairement sur les énergies renouvelables offre une meilleure compétitivité, tout en créant plus d’emplois mieux répartis dans les territoires.

Le commentaire de benjamin

Non seulement, les énergies renouvelables non polluantes sont les défis de l’avenir, mais en plus ces énergies seront moins chers que le nucléaire même comparativement au fleuron de cette industrie : l’EPR de Flamanville.

Le nucleéaire, la France peut le remercier pour toutes ses années de services!

Mais nous devons maintenant voir plus loin que ça.

Recommandations

La Terre restera-t-elle une planète habitable pour notre espèce ?
Un livre très intéresant sur les secrets de la nature
Le livre pour comprendre comment on peut changer les choses